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Morphée dans tous ses états

Morphée dans tous ses états

Dormir et rêver... Quoi de plus naturel ! Et pourtant chaque nuit des milliers de personnes vivent un enfer... Conseils, nouvelles techniques, humeur du moment, films, nouvelles, BD, dessins,événements, tout ce qui concerne le sommeil est dans le blog du Réseau Morphée.

Jambes sans repos, l'AFSSAPS lance une alerte




Des troubles du comportement ont été observés avec des médicaments dopaminergiques indiqués essentiellement dans la maladie de Parkinson ou le syndrome des jambes sans repos  (Sifrol, Adartrel, Réquip).

 
Des troubles du comportement (dépendance aux jeux, comportements répétitifs, achats compulsifs, hypersexualité) ont été rapportés chez des patients traités par des médicaments dopaminergiques  indiqués essentiellement dans la maladie de Parkinson. L’Afssaps souhaite attirer l’attention des  patients et de leur entourage sur ces effets indésirables et recommande une consultation médicale en cas de modification du comportement des patients traités par ces médicaments.  
 
Les médicaments dopaminergiques (Lévodopa et agonistes dopaminergiques - voir liste en annexe) sont des médicaments indiqués chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson. Certains d’entre eux sont également autorisés dans le traitement du syndrome des jambes sans repos ou dans le cadre de certains troubles endocriniens (hyperprolactinémie).  
 
En France, à la date du 1er décembre 2008, une centaine de cas de troubles compulsifs à type de jeu pathologique (dépendance aux jeux, notamment de hasard et d’argent se traduisant par une pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu), punding (comportements répétitifs sans buts), augmentation de la libido ou hypersexualité, ont été rapportés1 chez des patients traités avec un ou plusieurs médicaments dopaminergiques.  
L’analyse des ces observations permet de préciser les points suivants :   
o La majorité des cas sont survenus chez des patients traités dans le cadre d’une maladie de Parkinson. Les observations sont plus rares dans le cadre du traitement du syndrome des jambes sans repos et exceptionnelles lors de traitement pour des troubles endocriniens.  
o La majorité de ces observations rapportent des cas de jeu pathologique et de punding ; les autres troubles observés sont d’ordre sexuels (augmentation de la libido, hypersexualité, exhibitionnisme) et plus rarement des troubles du comportement pouvant conduire par exemple à des achats compulsifs.
 
Une évaluation de ces effets indésirables a également été conduite au niveau européen pour l'ensemble des médicaments dopaminergiques. Il ressort de cette évaluation que ces effets indésirables sont des effets indésirables dits «de classe», c’est à dire qu’ils concernent l’ensemble des médicaments de cette classe thérapeutique. Ces effets indésirables peuvent avoir des conséquences graves, notamment sociales, professionnelles et familiales. Par ailleurs, ils sont très majoritairement rapportés chez des patients parkinsoniens traités par des posologies élevées de médicament dopaminergique ou lors d’association de plusieurs médicaments dopaminergiques. Ils sont  généralement réversibles après diminution des doses ou l’arrêt du traitement dopaminergique.


L’Afssaps attire l’attention des patients et de leur entourage sur : 

o La nécessité d’être attentif à toute modification du comportement chez un patient traité par médicament(s) dopaminergique(s) ;
o La nécessité d’une consultation médicale en cas de troubles du comportement, d’attirance compulsive pour les jeux, notamment d’argent, ou en cas de comportement impulsif et/ou de pulsions sexuelles, constatés par les patients eux-mêmes ou par leur entourage ;
o L’importance de ne pas arrêter ou modifier le traitement dopaminergique sans avis médical.

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