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Morphée dans tous ses états

Morphée dans tous ses états

Dormir et rêver... Quoi de plus naturel ! Et pourtant chaque nuit des milliers de personnes vivent un enfer... Conseils, nouvelles techniques, humeur du moment, films, nouvelles, BD, dessins,événements, tout ce qui concerne le sommeil est dans le blog du Réseau Morphée.

Quand rêve-t-on ? La suite...

Le rêve… Toute une histoire… Mais qui se construit quand ? Vous êtes plus de 50% à penser que le rêve se construit au cours du sommeil paradoxal. Vrai ou faux ? Plutôt vrai mais un peu faux !
 
Lorsqu’on réveille un dormeur en sommeil paradoxal celui-ci raconte un rêve dans 80% des cas, alors qu’un éveil en sommeil lent n’est associé à un rêve que chez 17% des rêveurs. Donc à première vue, c’est bien le sommeil paradoxal qui est « le moment » privilégié du rêve même si l’on rêve « un peu » en sommeil lent. Mais les choses ne sont pas si simples ! En effet ce qui caractérise le rêve est le récit du rêveur. Or ce dernier ne peut faire part de son rêve que lorsqu’il est réveillé. Donc certains chercheurs émettent l’hypothèse que le rêve ne se construit qu’au moment du réveil. Cette hypothèse est compatible avec notre perception du temps au cours du sommeil. En effet vous avez surement remarqué que parfois, alors que le réveil vient à sonner, vous vous réveillez quasi immédiatement avec un récit de rêve qui intègre la sonnerie de votre réveil dans l’histoire du rêve. Donc il semble bien que le réveil permet à la personne de « construire » son rêve à partir de matériaux (de pensées, d’idées, d’images…) présents au cours du sommeil mais en quelques sorte « sélectionnés » lors du réveil.
 
En 1861, Alfred MAURY, écrivain, avocat, sous-bibliothécaire de l’Institut National, membre de la société Médico-Psychologique, écrivit un livre : « le sommeil et les rêves ». Il y raconte une histoire de rêve célèbre qui est en faveur de l’instantanéité de la construction du rêve. «J’étais un peu indisposé, et me trouvais couché dans ma chambre, ayant ma mère à mon chevet. Je rêve de la Terreur ; j’assiste à des scènes de massacre, je comparais devant le tribunal révolutionnaire, je vois Robespierre, Marat, Fouquier-Tinville, toutes les plus vilaines figures de cette époque terrible ; je discute avec eux ;  enfin, après bien des événements que je ne me rappelle qu’imparfaitement, je suis jugé, condamné à mort, conduit en charrette, au milieu d’un cours immense, sur la place de la Révolution ; je monte sur l’échafaud ; l’exécuteur me lie sur la planche fatale, il la fait basculer, le couperet tombe ; je sens ma tête se séparer de mon tronc ; je m’éveille en proie à la plus vive angoisse, et je me sens sur le cou la flèche de mon lit qui s’était subitement détachée, et était tombée sur mes vertèbres cervicales, à la façon du couteau d’une guillotine. Cela avait eu lieu à l’instant, ainsi que ma mère me le confirma, et cependant c’était cette sensation externe que j’avais prise, comme dans le cas cité plus haut, pour point de départ d’un rêve où tant de faits s’étaient succédés. »
 
En fait l’activité mentale est continue tout au long du sommeil. Simplement cette activité mentale n’est pas de même intensité, ni de même nature au cours des différents stades du sommeil. Lors du sommeil lent ce sont essentiellement des pensées qui viennent à l’esprit et qui donnent ces rêves factuels, peu imaginatifs, plus proches des préoccupations que de la construction fantasmagorique. En revanche au cours du sommeil paradoxal, l’activité mentale est très intense. Certaines zones du cerveau sont en proies à une activité étrange d’ondes rythmiques qui surviennent en salves, d’une manière saccadées, comme un message délivré en morse. Michel Jouvet fait l’hypothèse que ces ondes correspondent à des épisodes de reprogrammation du cerveau afin de permettre à l’individu de conserver son individualité et sa spécificité malgré les agressions et les acquisitions apportées par l’environnement. Cette période de sommeil paradoxal est probablement un grand moment de brassage de messages venant de différentes zones du cerveau et de souvenirs divers. C’est pourquoi ce stade serait à l’origine de rêves très étranges, riches et  complexes.
 
 

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psychoreve 30/11/2007 15:02

Bonjour,si la compréhension des rêves vous intéresse vraiment tout est dans mon (mes) site. Y compris que les rêves dont l'on se souvient naissent de nos tensions (eh oui!)Durant les vacances scolaires j'en ôterai la pub.

psychoreve 01/08/2014 14:57

Depuis la roue a tourné mais celle de la Fortune est restée grippée. Je n'ai plus les moyens d'avoir un site, ni une dentition "à visage humain" ; nonobstant j'ai produit des vidéos bafouillantes sur la compréhension des rêves. La première de la série étant celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=tk_4To6jkCM&feature=em-upload_owner
Souvenir à Sylvie (carrément familier le mec).
Amar

Francky 06/09/2007 16:13

Hello les filles ! Ô moi je suis un grand rêveur même éveillé ;o))Quelle chance que la Lionne ait pu vous rencontrer... mouahahaha !!! Mais non je plésente, j'aurai aimé toutes vous rencontrer :)Il y a une quinzaine de jour nous avons aussi vu quelques blogueurs ... mystère :http://kikojo.over-blog.net/article-12028889.htmlJ'espère que vous allez bien, je vous embrasse ♥ @+

sieglind la dragonne 30/08/2007 08:37

Très très intéressant, et de plus... ça confirme l'impression qu'on ait que le rêve nous traverse à vitesse grand V (souvent pas mal d'aventures avant que la sonnerie de nous réveille vraiment... signe qu'on condense sacrément l'afflue d'idées hein ?) Comme les fois où on a l'impression d'avoir fait une tonne de rêves pour une seule nuit et qu'on s'aperçoit que ça fait au moins... cinq bonnes minutes qu'on dort hé, hé...Bonne continuation vous-deux..